Face à la flambée spectaculaire des prix et à la raréfaction croissante de l’oignon sur les marchés guinéens, l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée (UDCG) monte au créneau et interpelle directement le gouvernement. Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, l’organisation exprime sa vive préoccupation face à la spéculation effrénée qui frappe cette denrée de première nécessité. Selon elle, les prix plafonds fixés par le ministère du Commerce et de l’Industrie sont ouvertement bafoués par une partie des importateurs, distributeurs et commerçants.
Les constats récents effectués dans les boutiques et sur les marchés de la capitale et de l’intérieur du pays, ainsi que les rumeurs persistantes, révèlent une hausse démesurée du prix de l’oignon, qui pèse directement sur le panier de la ménagère. Malgré l’intervention réglementaire de l’État, la chaîne de distribution continue d’appliquer des tarifs jugés fantaisistes. Cette hausse artificielle étrangle les consommateurs guinéens dans un contexte économique déjà éprouvant.
« L’UDCG condamne fermement ces augmentations fantaisistes des prix de l’oignon en cette période difficile que traversent les consommateurs de Guinée », martèle M’Bany Sidibé, président de l’organisation, qui promet des actions auprès des autorités.
Jugeant la situation inadmissible, l’association de défense des consommateurs tape du poing sur la table et lance un slogan sans équivoque : « Trop, c’est trop ! »
L’UDCG demande instamment au ministère du Commerce et de l’Industrie de prendre des mesures coercitives afin d’imposer une diminution réelle et effective du prix de l’oignon sur l’ensemble du territoire national. L’organisation annonce également qu’elle saisira dans les plus brefs délais toutes les autorités compétentes pour faire respecter les prix homologués et rétablir les citoyens dans leurs droits légitimes.
Yamoussa Cheick Camara, pour Guistat.com
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