Au cours d’une visite officielle de quelques heures en Guinée, le président gambien et son homologue ont échangé sur plusieurs sujets d’intérêt commun. Adama Barrow et Mamadi Doumbouya ont affiché leur ferme volonté de faire face aux menaces sécuritaires dans la sous-région. De la circulation illicite des armes à l’extrémisme en passant par le terrorisme notamment, les deux hommes semblent mesurer la nécessité d’unir leurs forces face à ces fléaux. C’est du moins ce qui ressort du communiqué conjoint de cette visite d’État.
Le chef de la diplomatie guinéenne rapporte que Mamadi Doumbouya et l’hôte « ont exprimé leurs préoccupations face à la persistance des menaces sécuritaires, notamment la circulation illicite des armes légères et de petits calibres, le terrorisme, l’extrémisme, la criminalité transnationale organisée et toutes les formes de trafic susceptibles de compromettre la paix et la stabilité des États de la sous-région », souligne Dr Morissanda Kouyaté avant de poursuivre :
« Les deux chefs d’État ont souligné l’importance du renforcement de l’intégration et de la coopération régionale au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine et ont exprimé leur détermination à contribuer aux efforts visant à promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité sur le continent ».
La volonté des deux dirigeants de promouvoir la paix ne se limite seulement dans la sous-région. Au niveau international, poursuit le ministre guinéen des Affaires étrangères, « les deux chefs d’État ont exprimé leurs vives préoccupations face à la persistance de nombreux foyers de tensions et conflits à travers le monde et ont rappelé au règlement pacifique des différends, conformément au principe de la Charte des Nations-Unies et du droit international. Les deux chefs d’État ont convenu de renforcer la coordination et l’appui mutuel au sein de l’Organisation des Nations-Unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO, de l’Organisation de la coopération islamique et d’autres organisations internationales et régionales sur les questions d’intérêt commun », a déclaré Morissanda Kouyaté.
Mariame Sylla pour GuiStat.Com

