Une nouvelle crise éducative menace d’éclater entre le gouvernement guinéen et les syndicats. La plateforme FSPE-SLECG-SNE accuse les autorités de vouloir soumettre l’engagement des contractuels communaux à un concours, en violation du protocole additionnel signé le 3 janvier 2026. Elle a donc décidé de se démarquer de toute initiative qu’elle considère comme une stratégie visant à gagner du temps.
Alors que s’est ouvert, ce mercredi 7 octobre 2026 à Conakry, l’atelier consacré à la révision des statuts particuliers, auquel les acteurs éducatifs étaient invités, l’intersyndicale a opposé une fin de non-recevoir.
Dans un communiqué officiel, elle justifie ce refus par des manquements administratifs.
« Aucune lettre officielle n’a été transmise aux secrétaires généraux. L’invitation nous est parvenue ce matin même, 7 octobre 2026, pour une rencontre prévue à 9 heures. De plus, la commission technique, qui travaille depuis six mois sur la finalisation du statut particulier du personnel de l’éducation et de la formation, n’a toujours pas achevé sa mission », dénonce l’intersyndicale.
Selon la plateforme, cette commission était encore au travail la veille, mardi 6 octobre, sur les volets relatifs à l’enseignement technique, à la formation professionnelle ainsi qu’à l’enseignement supérieur, sans avoir pu clore les discussions.
La structure syndicale s’interroge alors sur l’objet même de cette nouvelle rencontre : « On nous parle de relecture de plusieurs statuts particuliers, alors que notre seul centre d’intérêt demeure le statut des personnels de l’éducation et de la formation », souligne-t-elle.
Si elle ferme la porte à ce format élargi, qu’elle considère comme une manœuvre de diversion visant à noyer son statut dans un lot commun, l’intersyndicale se dit néanmoins disposée à poursuivre les échanges dans un cadre plus restreint et plus sérieux.
« Le calendrier de cet atelier, prévu du 7 au 20 octobre 2026, en dit long sur la volonté de faire traîner les choses. Nous avons déjà planché sur ce statut en septembre 2025, puis six mois durant après la signature du protocole, d’avril à septembre 2026. Nous avons consenti à tous ces efforts pour préserver le dialogue social et trouver une issue pacifique à ce blocage », peut-on lire dans le communiqué.
Mamadou Saliou Camara pour GuiStat.com

