L’autopsie écarte l’intervention d’une tierce personne. Selon la Police technique et scientifique, les deux victimes, retrouvées lundi 12 octobre dans un véhicule, ont été intoxiquées après avoir laissé tourner le moteur et la climatisation, a appris GuiStat.Com.
Les circonstances du décès de Mamadou Daye Diallo et Kadiatou Keita, retrouvés sans vie lundi 12 octobre dans un véhicule à Petit Simbayah, sont désormais connues. Selon les conclusions de l’autopsie, les deux victimes sont mortes des suites d’une intoxication au monoxyde de carbone.
L’information a été confirmée par une source proche de la Police technique et scientifique. Les conclusions de la médecine légale écartent formellement l’intervention d’une tierce personne dans ce drame.
« Les deux amants sont venus rester dans le véhicule. Ils ont allumé le moteur et se sont mis à causer jusqu’à ce que le carburant soit épuisé et que la batterie se décharge. Il y a donc eu une accumulation de monoxyde de carbone. Lorsqu’on a procédé à la dissection des cœurs, on y a retrouvé du monoxyde de carbone. C’est donc par intoxication au monoxyde de carbone qu’ils sont morts. Il ne s’agit pas de l’intervention d’une tierce personne. Certainement, le véhicule étant climatisé, ils ont allumé la climatisation et sont restés à discuter. Même lorsque nous avons retrouvé le véhicule, il n’y avait plus de carburant et la batterie était déchargée. Telle est la conclusion de la médecine légale », a expliqué notre source.
Selon ce récit, le couple se serait installé dans le véhicule pour discuter, moteur allumé et climatisation en marche. Le moteur aurait tourné jusqu’à épuisement du carburant, avant que la batterie ne se décharge à son tour. Dans cet espace confiné, le monoxyde de carbone un gaz incolore, inodore et particulièrement toxique se serait accumulé jusqu’à provoquer l’asphyxie des deux occupants.
L’état du véhicule au moment de la découverte, sans carburant et avec une batterie déchargée, corrobore cette chronologie, selon les enquêteurs. Les analyses médico-légales, qui ont mis en évidence la présence de monoxyde de carbone dans les cœurs des victimes, ont permis de confirmer la cause du décès.
Cette conclusion met donc un terme à l’hypothèse d’un acte criminel ou d’une intervention extérieure. Le drame serait accidentel, lié à une exposition prolongée au monoxyde de carbone dans un véhicule dont le moteur et la climatisation fonctionnaient encore.
Ce nouvel épisode rappelle la dangerosité du monoxyde de carbone, souvent qualifié de « tueur silencieux ». En milieu confiné ou mal ventilé, l’inhalation de ce gaz peut entraîner une perte de conscience rapide et la mort sans que les victimes ne puissent réagir.
Avec les conclusions de l’autopsie, l’enquête dispose désormais d’une explication médicale et scientifique précise sur les causes de ce drame.
Fatoumata Condé pour GuiStat.Com

