Dans le cadre de l’exécution de la réquisition du procureur général près la Cour d’appel de Conakry, relative à la recherche, à la saisie, à l’inventaire, à la distribution et à la commercialisation de la chicha, les services de police et d’intervention de Labé ont mené des opérations dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026. Le procureur près le tribunal de première instance de Labé, Mohamed Samoura, a fait le point de la situation devant la presse locale ce lundi, 12 octobre 2026.
Les forces de l’ordre ont passé au peigne fin une dizaine d’établissements de loisirs de la ville. Au terme de ces opérations, seize personnes ont été interpellées. « Le bilan des opérations se présente comme suit : seize (16) personnes ont été interpellées, dont cinq à Albatros, quatre à Roca, cinq à Rama Boss et deux personnes à Kashaghi. Parmi ces personnes interpellées, il y a trois gérants et le reste est composé essentiellement de consommateurs », a expliqué Mohamed Samoura.
Selon le procureur, un lot important directement lié à cette activité a été saisi et placé sous scellé par l’autorité judiciaire. Les saisies ont été effectuées dans plusieurs établissements.
« Au Night club Kashaghi, 33 appareils de chicha avec tête, 10 appareils de chicha sans tête, 43 raccords de chicha, 38 khaloud de chicha sans tête, 6 boîtes d’arômes vides, 75 pipes de chicha et cinq pinces ont été saisis. Au Nigeria club Albatros, une chicha, trois morceaux de charbon, un sachet d’arôme, un couteau et un réchaud électrique. Dans le lounge Roca, 23 pipes de chicha, trois appareils de chicha, une chicha électrique, un réchaud électrique et 7 boules de shit », a détaillé le procureur.
Les objets saisis seront présentés à la justice. « Les objets saisis seront également présentés au juge pour décision être prise pour leur confiscation et destruction », a fait savoir Mohamed Samoura.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la commercialisation et la consommation de la chicha à Labé, conformément aux instructions venues de la Cour d’appel de Conakry. Les personnes interpellées, parmi lesquelles des gérants et des consommateurs, devront répondre de leur implication devant les autorités judiciaires.
Labé, Bachir Diallo pour Guistat.com

