Dans la sous-région ouest-africaine, la Côte d’Ivoire fait figure de modèle. Portée par une gestion rigoureuse de ses finances publiques et un accès privilégié aux marchés internationaux, l’économie ivoirienne reste l’une des plus dynamiques et des plus prospères, selon de nombreux observateurs avertis. Une réussite qui attise les convoitises, notamment du côté de Conakry.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la récente visite de travail de la ministre guinéenne de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, dans la capitale économique ivoirienne. Une rencontre au sommet avec ses homologues ivoiriens de l’Économie et du Plan, qui marque un tournant dans la volonté de la Guinée de consolider ses acquis économiques.
Selon les services de la ministre guinéenne, cette démarche s’inscrit pleinement dans une dynamique de coopération Sud-Sud. « Cette rencontre traduit la volonté de la Guinée de s’inspirer des expériences réussies de la Côte d’Ivoire, notamment en matière de gestion de la dette, d’accès aux marchés internationaux, de mobilisation des recettes, de fiscalité et de gestion des investissements publics », a indiqué le département ministériel.
Les discussions entre les deux parties ont porté sur des enjeux hautement stratégiques. Pour Conakry, il s’agit de renforcer la crédibilité financière du pays et d’optimiser la mobilisation des ressources intérieures et extérieures.
Ce rapprochement intervient dans un contexte particulier pour la Guinée, marqué par l’accélération des réformes économiques et les perspectives prometteuses offertes par le programme « Simandou 2040 ». L’exploitation du gisement de fer de Simandou, considéré comme le plus grand au monde, devrait profondément transformer l’économie guinéenne. Pour réussir ce pari, la Guinée a besoin d’une gestion publique irréprochable, d’où la nécessité de s’inspirer du savoir-faire ivoirien.
À l’issue des échanges, les deux délégations ont convenu de maintenir le dialogue entre leurs administrations respectives. La prochaine étape consistera en la mise en place d’un mémorandum d’entente (MOU) assorti d’actions concrètes et d’un calendrier de mise en œuvre précis.
Cette coopération, fondée sur le partage d’expériences et l’expertise technique, illustre la volonté des deux pays de mutualiser leurs efforts pour atteindre des résultats tangibles au service du développement.
Par Mohamed Lamine SOUARÉ pour Guistat.com
Tél. : 627564667
E-mail : souaremohamedlamine56@gmail.com

