L’ancien ministre des Mines et actuel administrateur général de la société AGB2A-GIC, Ahmed Tidiane Kanté, est retenu depuis mercredi dans les locaux de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), selon des sources concordantes. Dans un communiqué rendu public, l’entreprise minière dénonce des manœuvres fondées sur une « dénonciation anonyme » et réaffirme la parfaite légalité de ses activités.
Il s’agit d’un nouveau rebondissement judiciaire autour de la gestion minière en Guinée. Depuis le mercredi 7 octobre 2026, M. Ahmed Tidiane Kanté, ancien ministre des Mines et de la Géologie, fait l’objet d’une mesure de garde à vue dans les locaux de l’ORDEF, à Conakry, a-t-on appris. Cette situation fait suite à des révélations relayées par voie de presse et s’appuyant sur une dénonciation anonyme.
Face à cette situation, la réplique de la direction générale de son entreprise ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration officielle destinée à l’opinion publique nationale et internationale, la direction de cette société, qui se présente comme une société minière 100 % guinéenne spécialisée dans la production et la commercialisation de la bauxite, prend le contre-pied des accusations.
Après examen des documents liés à la procédure en cours, la compagnie affirme avec assurance que les faits reprochés à son dirigeant sont dénués de tout fondement. Elle qualifie les griefs formulés à l’encontre de M. Kanté d’« allégations calomnieuses » qui « n’ont absolument rien à voir avec la réalité ».
Malgré cette mesure privative de liberté, la compagnie assure que son administrateur général aborde la situation avec retenue et assurance. Selon le communiqué, Ahmed Tidiane Kanté compte répondre sans détours à l’ensemble des interrogations des enquêteurs de l’ORDEF.
La défense de M. Kanté entend s’appuyer sur des éléments probants pour démontrer que l’ensemble de ses démarches et de ses actes de gestion s’inscrit « en toute légalité », dans « l’intérêt exclusif de la Guinée et des Guinéens ».
Alors que l’enquête se poursuit dans les locaux des services spécialisés de la répression financière, ce dossier continue de susciter une attention particulière au sein du secteur minier guinéen.
Yamoussa Cheick Camara pour Guistat.com
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