Disparu depuis le 31 août à Niamey, le journaliste nigérien Moussa Kaka est vivant. Reporters sans frontières (RSF) a annoncé, mardi 6 octobre 2026, avoir obtenu confirmation de sa détention auprès du ministre nigérien de la Justice et des Droits humains, Alio Daouda. Une « preuve de vie » qui ne dissipe pas toutes les inquiétudes.
Le journaliste de Radio Télévision Saraounia avait quitté les locaux de son média le 31 août au soir, à Niamey, avant de disparaître. Pendant plus d’un mois, ses proches et les organisations de défense de la liberté de la presse sont restés sans nouvelles, réclamant aux autorités des informations sur son sort.
Mardi, RSF a indiqué avoir obtenu, lors d’un échange avec le ministre Alio Daouda, la confirmation que Moussa Kaka est détenu par les autorités nigériennes. L’organisation y voit une « preuve de vie ». Elle estime toutefois que le journaliste demeure victime d’une disparition forcée et d’une détention arbitraire, tant qu’il n’a pas accès à ses proches ou à un avocat, et que son lieu de détention ainsi que les faits qui lui sont reprochés n’ont pas été précisés.
« C’est un soulagement. C’est aussi une preuve de vie pour Moussa Kaka », a déclaré Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique de RSF. L’organisation appelle désormais les autorités nigériennes à mettre fin à cette situation et demande la libération immédiate du journaliste.
Après plus d’un mois de silence, la confirmation de sa détention lève donc une partie du voile sur sa disparition. Mais elle laisse plusieurs questions sans réponse : où se trouve Moussa Kaka ? Que lui reproche-t-on ? Et dans quelles conditions est-il détenu ? Autant d’interrogations que RSF et les défenseurs de la liberté de la presse entendent continuer à porter jusqu’à sa libération.
Fatoumata Condé pour GuiStat.Com

