Alors que l’ancien président avait annoncé son retour en Guinée-Bissau pour le dimanche 4 octobre 2026, la junte a décidé de l’en empêcher. Dans un communiqué publié jeudi, les militaires ont estimé que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies. Depuis le Maroc, où il est exilé, Umaro Sissoco Embaló a réagi à cette interdiction.
Dans un communiqué largement relayé par la presse locale, l’ancien président dit « prendre acte » de cette décision, avant de lancer un « appel au calme » à ses militants et sympathisants. Il a par ailleurs annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 5 décembre prochain. Une candidature dénoncée par l’opposition, qui avait revendiqué la victoire à l’issue du dernier scrutin présidentiel en Guinée-Bissau, organisé il y a quelques mois.
Rappelons qu’Umaro Sissoco Embaló a été renversé il y a quelques mois par un coup d’État militaire. Selon l’opposition, l’ancien président aurait monté un faux coup d’État pour masquer sa défaite à la dernière élection présidentielle. Après cette décision lui interdisant de rentrer au pays, la candidature d’Embaló va-t-elle aussi être invalidée ? Il est impossible, pour l’heure, de répondre à cette question. Mais une chose est sûre : l’ancien président n’a pas dit son dernier mot.
Mohamed Souaré, pour Guistat.com.

