Le Premier ministre Amadou Oury Bah a ouvert, ce mercredi à Conakry, les travaux de l’atelier national de validation de l’avant-projet du nouveau Code foncier et domanial. Une étape cruciale pour la modernisation de la gestion des terres en Guinée. Ce projet de loi ambitionne de refondre entièrement le cadre juridique applicable aux terres, aux biens immobiliers ainsi qu’à l’ensemble des droits fonciers et domaniaux sur le territoire guinéen.
D’ores et déjà, le nouvel avant-projet entend renforcer l’administration et le contrôle des transactions immobilières et domaniales, protéger les patrimoines publics et privés contre l’accaparement illégal et faciliter la valorisation économique des sols afin d’encourager les investissements durables.
Lors de son discours d’ouverture, le Premier ministre a rappelé les enjeux sociaux et sécuritaires majeurs liés à la gestion du sol en Guinée, plaçant la justice sociale au cœur des débats.
« La force d’une République se reconnaît à la protection qu’elle assure à ceux qui n’ont que le droit pour se défendre. La question foncière met cette exigence à l’épreuve. La manière dont nous organisons les droits touche à la dignité humaine et à la paix sociale », a-t-il déclaré devant les micros et les caméras.
Il convient de préciser que les travaux de cet atelier national, qui réunit experts, cadres ministériels et acteurs de la société civile, doivent permettre d’amender et de valider le texte avant sa transmission à l’Assemblée nationale.
Yamoussa Cheick Camara pour Guistat.com
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