Le détroit d’Ormuz, artère vitale pour le passage du pétrole, est verrouillé aujourd’hui par l’Iran, en conflit avec les États-Unis. Ce blocage aux conséquences internationales fait grimper le prix du baril. En Guinée, avec la nouvelle flambée du pétrole Brent (100 $ le baril), la Direction nationale des prévisions économiques et de la conjoncture (DNPEC) alerte un « risque majeur pour la facture énergétique et les finances publiques ».
En effet, avec plus de 8,6 % le baril est à 102,33 USD. Une hausse qui est en déphasage avec l’hypothèse de 68$ USD/baril retenue par la Loi de finances initiale (LFI 2026), soit un écart de près de 50%. Le risque soulevé par la DNPEC peut-il amener le gouvernement guinéen à décider une hausse du prix du carburant à la pompe ? Impossible pour le moment de répondre à cette interrogation, mais toujours est-il que le gouvernement se retrouve face à un dilemme : augmenter le prix du carburant à la pompe ou absorber le choc sur les finances publiques, en mettant le prix actuel intact à 12 000 GNF.
Pour rappel, la Société nationale des pétroles (SONAP) monte souvent au créneau pour démentir la « pénurie de carburants » à maints endroits du pays, rassurant que la Guinée dispose suffisamment de stock pour approvisionner tout le pays. Ce qui revient à dire que la fermeture du détroit d’Ormuz n’a pas d’impacts pour le moment sur la Guinée qui maintient le prix actuel à la pompe, même si l’alerte donnée par la DNPEC a tout son pesant d’or.
Mohamed Souaré pour Guistat.com

