Après environ cinq ans, la sélection guinéenne s’apprête enfin à retrouver son public sur ses propres installations. À l’occasion d’un point de presse réunissant cadres du secteur, représentants de l’ACGP et entreprises du BTP (Guicopres, Guimontac, Limonta), le ministre des sports, Cellou Baldé, a tenu à faire le point sur l’état d’avancement des chantiers et à partager une nouvelle très attendue.
Le patron du département des sports a fait savoir que la Confédération Africaine de Football (CAF) a répondu favorablement, à peine 48 heures avant cette prise de parole, à une requête conjointe de son ministère et de la FEGUIFOOT.
Cette décision accorde une homologation temporaire au stade du 28 Septembre, ouvrant officiellement la voie à la tenue du prochain match éliminatoire du Syli national à domicile, programmé pour le 1er octobre 2026.
“Il faut reconnaître que depuis près 5 ans que le Syli national joue en dehors de la Guinée. Jouer en dehors de la Guinée, c’est beaucoup d’argent, ce sont des dépenses sur le budget de l’État. Mais également, le plus important, c’est que le Syli est privé de son public. Jouer à l’extérieur, ce n’est pas mauvais, mais jouer en dehors de son public, même si on ne peut pas imputer les échecs de l’équipe à cet état de fait, le public joue un grand rôle dans le fait de gagner ou de ne pas gagner pour une équipe nationale”, explique-t-il.
Revenant sur la genèse du projet, le ministre Cellou Baldé a rappelé que ces chantiers engagés répondaient initialement au cahier des charges de la CAN.
Selon ses explications, le pays n’avait pas pu être au rendez-vous car, au-delà des enceintes sportives, l’organisation d’un tel événement exigeait toute une série d’équipements annexes, notamment en matière de transports, de sécurité et d’infrastructures hospitalières.
Face à ce constat, la volonté des autorités au sommet de l’État n’a pas fléchi. Le ministre a rapporté la directive stricte formulée par le président de la République, Mamadi Doumbouya : “CAN ou pas CAN, je veux doter mon pays d’infrastructures sportives modernes adaptées pour non seulement abriter les compétitions internationales, mais également pour favoriser la relance du sport à la base”
D’après Cellou Baldé, ces projets autrefois estampillés “priorités présidentielles ” sont désormais intégrés au programme Simandou 2040